Le 24 novembre 2025, j’ai été invitée sur LCI, dans l’émission En Toute Liberté, pour analyser une décision judiciaire largement commentée : la permission de sortie accordée à Ouaihid B., détenu placé en quartier haute sécurité.

Parce que ce dossier a suscité de nombreuses réactions, il me semble essentiel d’en rappeler le contexte, les enjeux juridiques, et les principes fondamentaux qui encadrent ce type de décision.

L’affaire : la permission de sortie d’Ouaihid B.

La décision commentée concernait Ouaihid B., condamné pour des faits d’une particulière gravité et soumis, depuis plusieurs années, à un régime de haute sécurité.

Sa demande de permission de sortie — présentée dans un cadre strictement familial — a été examinée par le juge de l’application des peines, à partir d’éléments actualisés et de rapports établis par les services pénitentiaires.

L’exposition médiatique de ce dossier a rapidement soulevé plusieurs interrogations :

Sur LCI, j’ai souhaité apporter un éclairage juridique précis, afin de dépasser les réactions instinctives et de replacer le débat dans la réalité du droit de l’application des peines.

Le cadre juridique des permissions de sortie

Même lorsqu’elle concerne un détenu en haute sécurité, une permission de sortie ne relève ni de l’automatisme ni de la souplesse.
Elle est strictement encadrée par le Code de procédure pénale et repose sur plusieurs fondements :

Chaque permission résulte donc d’un examen complet, documenté et collégial.

Pourquoi cette décision a suscité des réactions ?

Parce que le dossier concerne un détenu placé en haute sécurité, la permission de sortie accordée à Ouaihid B. a naturellement alimenté l’inquiétude et le débat public.

Pour certains, permettre à un condamné dangereux de quitter temporairement l’établissement pénitentiaire semble paradoxal.

Pourtant, le droit prévoit précisément ces dispositifs afin de tester la capacité de réadaptation, toujours sous contrôle strict.

Sur LCI, j’ai rappelé que :

Mon rôle : contextualiser et expliquer

En tant qu’avocate pénaliste, j’ai la conviction qu’il est nécessaire de rendre le droit accessible, surtout lorsqu’une affaire, comme celle d’Ouaihid B., cristallise l’attention médiatique.

Mon intervention visait à :

Conclusion : une justice compréhensible est une justice mieux acceptée

La permission de sortie accordée à Ouaihid B. n’est pas un signe de laxisme : c’est l’expression d’un dispositif légal encadré, pensé pour concilier sécurité, humanité et prévention de la récidive.

En expliquant ces mécanismes, notamment dans les médias, je contribue — modestement — à une meilleure compréhension de notre justice pénale.

Extrait de mon intervention : https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/videos/video-l-avocate-du-prisonnier-de-la-haute-securite-de-vendin-le-vieil-defend-la-permission-de-son-client-79593-2408539.html

L’émission En Toute Liberté du 24 novembre 2025 dans son intégralité :

Violleau & Associés > Blog > Permission de sortie d’un détenu en haute sécurité : mon analyse sur LCI